Justin JONES


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Né le 10.12.1961, Birmingham, Angleterre.

 

ENSEIGNEMENT

1997-2002 / Professeur de Dessin (étudiants du Bachelor of Arts), Central School of Speech & Drama, Londres

1995-97 / Maître principal, Diplôme de Troisième Cycle en Peinture, Central School

1997-2002 / Professeur en Media Electroniques, Free Form Arts Trust

 

Il y a le sujet d’une peinture, ce qui est représenté en surface, et il y a le sens de cette œuvre – le sujet derrière le sujet pour ainsi dire. Il peut parfois ne pas y avoir de signification plus profonde, mais souvent dans mon travail il y a autre chose à comprendre que j’ai quelques réticences à expliquer – dans toute œuvre plutôt bonne il y a toujours différents degrés d’ambiguïté et de sens, et il est possible que votre interprétation soit meilleure que la mienne ! Si la peinture ne peut aller au-delà des mots ou s’y mêler, à quoi bon peindre ? C’est cette partie, celle qui ne s’explique pas, qui est bien sûr toujours la plus intéressante.

J’aime travailler par séries – six, dix, douze tableaux ou davantage encore, ne formant qu’une seule et même œuvre. C’est alors qu’un dialogue peut s’instaurer entre les toiles, l’une donnant du sens, apportant aux autres en interagissant avec elles. Un tableau doit pouvoir être regardé seul en tant que travail indépendant, mais mon souhait est qu’ensemble ils provoquent dans le spectateur des sentiments ou des idées qui ne leur seraient pas venues individuellement. Je m’intéresse aux questions de mortalité, d’identité, de mémoire. Ce que c’est que d’être humain. Combien d’entre nous savent seulement ce qu’ils regardent ? Quelle partie du monde n’est soumise qu’à notre seule interprétation ou à notre unique perception ? Nous aimons penser que nous voyons le monde tel qu’il est, mais les progrès scientifiques d’aujourd’hui suggèrent que c’est nous-mêmes qui le fabriquons et que l’interprétation que nous en faisons n’appartient qu’à nous. D’anciens sages et philosophes ont déjà dit cela il y a des millénaires et ils confirment le vieil adage shaman qui veut « que le monde est tel que vous le rêvez « C’est un sujet qui m’intéresse parce qu’il est lié avec mon thème récurrent de la connaissance de soi. Les communications verbale et visuelle ne peuvent être qu’une abstraction, une expression de la vérité, mais la vérité ne peut jamais être complètement exprimée. Ce qui nous amène naturellement à nous interroger quant à nous même et au monde qui nous entoure. Les grandes questions, les seules peut-être qui valent la peine d’être posées : Qui ? Quoi ? Pourquoi ? Ma préoccupation n’est pas tant l’aspect philosophique mais bien plutôt le versant spirituel, celui qui concerne la compréhension, l’accomplissement, la connaissance de soi et la paix intérieure.

 » Il est possible qu’en regardant profondément en nous-mêmes nous rencontrions toujours une part de tristesse, car avec la conscience de soi réside la connaissance de notre propre fugacité et du passage du temps. Mais ce n’est que dans cette connaissance – pas son déni – que les choses prennent leur vraie dimension, et que nous commençons ressentir la simple joie d’être vivant. «  – Eva Hoffman, ‘Lost In Translation’ –

 

There is the subject of the painting, the thing portrayed on the surface, and there is the meaning of the work – the subject behind the subject as it were. Sometimes there may not be any deeper meaning, but often in my own work there is something else going on, which I am reluctant to explain – if a work is any good there are always levels of ambiguity and meaning, and your interpretation might be much better than mine! If painting cannot go beyond, or in-between words, what is the point of painting at all? This part of the painting, the part which defeats explanation, is of course always the most interesting.

I like to work in series – six, ten, twelve or more paintings constituting a single work. Then a dialogue can be introduced between the paintings, one painting informing, changing, interacting with the others. The individual painting must be able to stand on its own as an autonomous work, but together I hope they form in the spectator feelings or ideas not possible singly. I’m interested in questions of mortality, identity, memory. What it is to be human. How many of us even know what we are looking at? How much of the world is down to our interpretation, our perception? We like to think we see the world as it really is but in fact contemporary science suggests we live in a world of our own making, our interpretation of the world is entirely our own. Ancient sages and philosophers have known this for thousands of years. As the old shamanic saying puts it, the world is as you dream it.
I am interested in this because it links with my recurring theme of how well we can know ourselves. Verbal and visual communication can only ever be an abstraction, an expression of the truth, but the ‘truth’ can never be expressed utterly. This naturally leads on to questions about how well we can ever know ourselves and the world around us. The big questions, maybe the only questions worth asking – Who? What? Why? I’m concerned not so much with the philosophical issues as the spiritual – understanding, fulfillment, self- knowledge and inner peace.

« It is possible that when we travel deep enough, we always encounter an element of sadness, for full awareness of ourselves always includes the knowledge of our own ephemerality and the passage of time. But it is only in that knowledge—not its denial—that things gain their true dimensions, and we begin to feel thé simplicité of being alive. » – Eva Hoffman, ‘Lost In Translation’ –

 

EXPOSITIONS (sélection)

2012 / Galerie le Confort des Etranges, Toulouse

2010 / Produzentengalerie, Hambourg

2009 / Musée Ingres, Montauban

2008 / L’ Espace Saint Cyprien, Toulouse

2006-2008 / Galerie Le Confort des Etranges, Toulouse

2004 / Centre Metropolità Tecla Sala, Barcelone

2001 / Whitechapel Open, Londres

1999 / Olympia Art Fair, Londres

 

COMMANDES PUBLIQUES

The National Trust : série de sept dessins de Château Ightham Mote, Kent; The National Trust: série de trois dessins de l’Hopital pour la Mémoire Canadienne, Clevedon, Buckinghamshire

 

PUBLICATIONS

Travaux d’art et de dessin publiés dans les journaux : ‘The Guardian’, ‘The Independent’, les magazines ‘Arts Review’, ‘Artist’s Newsletter’, ‘The Fred’, ‘The Architectural Journal’, ‘Ambit’; ‘Dessiner le Nu’ publié par Quintet 1993, ‘Dessiner à partir de Photographies’, publié par Harper Collins 1995

 

COLLECTIONS PUBLIQUES (sélection)

The National Trust (RU), Deutsche Bank, Accenture plc, Commerzbank, Allemagne, Banco Santander, Virgin Atlantic plc, Delfina Studios Collection, Londres, Collection Kosasie, Indonésie, Gomperts Collection, Londres, University of Leeds, Angleterre.